Login Sign Up
Tefía
  • Casillas del Ángel
  • El Matorral
  • Guisguey
  • La Ampuyenta
  • La Asomada
  • La Matilla
  • Le temps
  • Les intrigues
  • Llanos de la Concepción
  • Los Molinos
  • Magasins de tabac
  • Puerto del Rosario
  • Puerto Lajas
  • Tefía
  • Tesjuate
  • Tetir
  • Accueil
  • Tourisme actif et sportif
  • Patrimoine culturel et historique
  • Plages et espaces naturels
  • Parque Escultórico
  • FAQ
  • Blog
  • Noches de Luna Llena
  • Nous
  • Contact
  • Agents touristiques
  • Français
    • Espagnol
    • Anglais
    • Allemand
Add place
Discover Puerto del Rosario
  • Culture Culture
  • Français
    • Espagnol
    • Anglais
    • Allemand
Tefía
  • Casillas del Ángel
  • El Matorral
  • Guisguey
  • La Ampuyenta
  • La Asomada
  • La Matilla
  • Le temps
  • Les intrigues
  • Llanos de la Concepción
  • Los Molinos
  • Magasins de tabac
  • Puerto del Rosario
  • Puerto Lajas
  • Tefía
  • Tesjuate
  • Tetir
Login Sign Up
Add place
Tefía
Tefía
Tefía
Tefía
Tefía
Tefía
Tefía
Tefía
Tefía
Voir et faire

Tefía

Aventure Culture Parc Point de vue Tourisme rural

TEFÍA : PAYSAGE, HISTOIRE ET MEMOIRE D’UN VILLAGE AGRICOLE DE L’INTERIEUR DU MAJORERO

Tefía est un village situé à l’intérieur de la municipalité de Puerto del Rosario, dont l’existence et le développement sont profondément liés à la tradition agricole et d’élevage qui a façonné la vie à Fuerteventura pendant des siècles. Son territoire, encadré de plaines, de collines douces et de ravins, recèle un patrimoine historique et culturel qui va des traces des anciens mahos aux épisodes cruciaux de la mémoire démocratique espagnole.

Vers le milieu du XIXe siècle, la localité est désignée comme un pago dépendant à l’époque de la municipalité de Casillas del Ángel et apparaît en 1849 dans le quatorzième volume du Diccionario geográfico-estadístico de España y sus posesiones de Ultramar, de Pascual Madoz, comme un pago dépendant de la mairie et de la paroisse de Casillas del Ángel : situé dans une plaine au pied des montagnes volcaniques du même nom. Sa plaine fertile est abondante les années pluvieuses et rare les années sèches. Dans ses terres, il y a plusieurs sources, la plupart peu abondantes et saumâtres, qui ne sont utilisées que pour le bétail. Il y a également trois ruisseaux d’eau salée dans les ravins appelés Los Molinos et Haruque, où l’on élève des anguilles. Ils produisent du blé, de l’orge, de la barilla, du millet, des grains et il y a quelques tuneras et des arbres de différentes sortes. On y élève des moutons, des chèvres et des chameaux. Il y a une chapelle appelée San Agustín, où la messe est célébrée tous les jours fériés aux frais des villageois, qui paient un aumônier. Les côtes de ce hameau sont propices à la pêche et aux fruits de mer pendant la saison estivale.

LES SOURCES DE TEFÍA : UNE RESSOURCE VITALE DANS UN TERRITOIRE ARIDE

L’un des éléments les plus uniques et décisifs pour l’occupation historique de Tefía a été la présence de sources et d’affleurements d’eau dans les environs, des ressources exceptionnelles sur une île marquée par l’aridité et la rareté de l’eau. Ces sources, bien que de débit limité et parfois saumâtres, ont constitué pendant des siècles un atout stratégique qui a conditionné le peuplement et les activités économiques de la région.

Des descriptions datant du milieu du XIXe siècle notaient déjà l’existence de « plusieurs sources d’eau, peu abondantes et saumâtres, dont le quartier se sert pour son bétail ». Cette présence d’eau, aussi modeste soit-elle, a fait de Tefía un lieu privilégié dans le contexte insulaire, permettant l’installation stable de la population et le développement d’une agriculture de subsistance irréalisable dans d’autres régions.

L’importance de ces sources dépassait le cadre purement économique : dans une société où l’eau était la ressource la plus précieuse, les endroits où se trouvaient des sources permanentes acquéraient une centralité territoriale qui se reflétait dans l’organisation de l’espace, dans les schémas d’implantation et dans les relations sociales. Les sources de Tefía permettaient non seulement l’approvisionnement en bétail, mais aussi le développement de petits jardins potagers et le maintien de la population dans un environnement défavorable.

Ce patrimoine hydrique, aujourd’hui moins visible en raison de la généralisation de l’eau dessalée et des nouveaux systèmes d’approvisionnement, constitue une partie essentielle de l’histoire du village et explique en grande partie la continuité de l’habitat dans cette enclave de l’intérieur de Majorque.

CONQUÊTE ET TRANSFORMATION DU TERRITOIRE

La conquête de l’île a commencé en 1402 par Jean de Béthencourt et Gadifer de La Salle, intégrant Fuerteventura dans la sphère de la Couronne de Castille sous un régime féodal. Après l’incorporation des familles Herrera et Ayala dans la seigneurie, une redistribution des terres et la mise en œuvre d’un nouveau modèle administratif et religieux ont eu lieu.

La logique d’utilisation des terres développée par les Mahos a perduré et s’est adaptée au nouveau système féodal, donnant naissance à de petits établissements ruraux consacrés principalement à l’élevage de chèvres et à l’agriculture de subsistance. Le village de Tefía était structuré autour de maisons dispersées, liées à de petits domaines agricoles dans lesquels étaient pratiquées des techniques adaptées au climat et au sol de l’île.

ÉCONOMIE TRADITIONNELLE : GAVIAS, ÉLEVAGE ET ADAPTATION AU CLIMAT

Comme d’autres villages de l’intérieur de Fuerteventura, Tefía a développé une économie basée sur le binôme élevage-céréales. La technique des gavias, système hydraulique traditionnel conçu pour capter et retenir les eaux de ruissellement, a permis la culture du blé, de l’orge et des légumineuses, principalement dans un environnement où les précipitations sont faibles et irrégulières. Cet ingénieux système de terrasses inondables, unique aux Canaries, a transformé le paysage et rendu possible une agriculture sèche adaptée à l’environnement aride.

La céréaliculture, la culture de légumineuses et de plantes fourragères ainsi que le pastoralisme ont constitué la base économique de la région, dont les habitants ont développé une connaissance approfondie de l’environnement aride.

L’élevage de chèvres, noyau structurel depuis l’époque aborigène, est resté la principale activité économique. La production de fromage artisanal, précurseur de l’actuel fromage Majorero à appellation d’origine, faisait partie d’une économie domestique orientée à la fois vers l’autoconsommation et le commerce insulaire.

L’ARCHITECTURE TRADITIONNELLE ET LE PATRIMOINE ETHNOGRAPHIQUE

L’architecture traditionnelle de Tefía répond à la logique fonctionnelle de la vie rurale majorquine : maisons de terre blanchies à la chaux, murs de pierres sèches, corrales pour le bétail, aires de battage et citernes pour le stockage de l’eau. Chaque élément du paysage bâti fait partie d’une culture matérielle qui a évolué au fil des siècles, en conservant des techniques héritées et des solutions adaptées au territoire volcanique et aride.

LE MOULIN DE TEFÍA

Parmi les vestiges du passé agricole de Tefía, on trouve le Molino de Tefía, une infrastructure qui symbolise l’importance de la transformation des céréales pour la production de gofio, un aliment traditionnel de Fuerteventura depuis l’époque préhispanique. Ce moulin à six pales a été construit en 1930 pour moudre les céréales, en tirant parti de l’énergie éolienne dans une région où cette ressource était abondante et gratuite.

L’emplacement du moulin n’est pas le fruit du hasard : sa construction à proximité de Tefía répondait à la nécessité de transformer les céréales cultivées dans les gavias de la région, en évitant les longs trajets et en facilitant l’accès à ce service essentiel pour les agriculteurs de la région. Pendant des décennies, le moulin a été le point de rencontre et le centre névralgique de l’activité économique locale, où les paysans venaient avec leurs récoltes pour obtenir le gofio qui constituait la base de l’alimentation traditionnelle.

LA MOLINA DE TEFÍA

À côté du moulin à vent se trouve la Molina de Tefía, une construction plus moderne qui a permis de concentrer tout le processus de mouture sur un seul étage, facilitant ainsi le travail du meunier et améliorant le rendement. Cette installation représente l’évolution technologique de la mouture des céréales, s’adaptant aux nouveaux besoins sans perdre la fonction essentielle de service à la communauté agricole.

Les deux constructions, le moulin et le moulin à vent, reflètent l’importance du gofio comme base alimentaire et l’ingéniosité d’une société adaptée à un territoire aride et venteux. Ils constituent également un témoignage matériel de l’économie traditionnelle basée sur le binôme bétail-céréales qui a soutenu la vie dans l’intérieur de Fuerteventura pendant des siècles.

L’ERMITAGE DE SAN AGUSTÍN

L’ermitage de San Agustín, érigé dans le pago de Tefía au début du XVIIIe siècle et successivement réformé jusqu’à ce qu’il acquière son aspect actuel, représente l’un des jalons du patrimoine local. Construit grâce aux efforts des habitants, cet ermitage reflète l’importance de la religion dans le développement des premiers hameaux ruraux. Son architecture, qui conserve des éléments mudéjars, en fait l’une des plus anciennes églises de la commune.

L’ECOMUSÉE DE LA ALCOGIDA

L’un des éléments les plus remarquables du patrimoine culturel de Tefía est l’écomusée de La Alcogida, un complexe ethnographique qui reproduit et préserve la vie rurale traditionnelle de Majorque. Ce musée en plein air est composé d’une série d’habitations et de bâtiments agricoles restaurés, qui conservent le mobilier traditionnel, les outils, les fours, les ateliers d’artisanat et les éléments de la vie quotidienne dans le passé rural.

L’écomusée recrée la vie rurale du XIXe siècle à Majorque à travers sept maisons traditionnelles restaurées, chacune liée à d’anciennes familles de la région. Les visiteurs peuvent y observer l’artisanat en direct, de la vannerie à la menuiserie en passant par le broyage et le travail de l’argile, tout en découvrant les métiers traditionnels, le bétail et l’architecture.

La Alcogida ne présente pas seulement l’architecture des différentes couches sociales, des modestes fincas aux grandes maisons, mais agit également comme un espace de mémoire vivant qui illustre la manière dont les habitants de Fuerteventura ont adapté et organisé leur vie et leur travail dans un environnement exigeant.

LA COLONIE AGRICOLE PÉNITENTIAIRE DE TEFÍA : MÉMOIRE ET RÉPARATION

L’histoire de Tefía comprend l’un des chapitres les plus complexes et les plus douloureux de l’histoire contemporaine de l’île : la colonie pénitentiaire agricole de Tefía, active entre 1954 et 1966.

Origine et contexte

Établi par décret du ministère de la justice le 15 janvier 1954 sur un terrain jouxtant un aérodrome militaire, cet établissement a fonctionné pendant la dictature franquiste comme un centre de détention pour les prisonniers de droit commun, les prisonniers politiques et, de manière particulièrement systématique, les homosexuels masculins. La persécution des homosexuels s’est intensifiée après le 15 juillet 1954, date à laquelle la loi sur les vagabonds et les mécréants a été modifiée pour inclure les personnes considérées comme étant dans un « état dangereux » en raison de leur orientation sexuelle.

La colonie pénitentiaire agricole de Tefía est devenue le principal centre de répression de la dissidence sexuelle sous le régime franquiste, les îles Canaries étant l’un des points névralgiques du système judiciaire et pénitentiaire répressif qui garantissait l’application de la loi.

Conditions de vie

Les détenus, au nombre de plus d’une centaine, étaient soumis à des travaux forcés de l’aube au crépuscule, avec l’obligation de tailler des pierres et de fertiliser des terres infertiles. Ils dormaient dans des salles insalubres et surpeuplées, sous la surveillance d’agents pénitentiaires et de leurs assistants qui les soumettaient régulièrement à des mauvais traitements. L’objectif officiel était de transformer cette zone désertique en terre arable grâce au travail forcé des prisonniers.

L’internement dure au minimum un an et au maximum trois ans, et se fait souvent en plusieurs étapes. Une fois libérés de la colonie, les condamnés restent soumis à des obligations telles que la déclaration de domicile et l’interdiction de résider dans certains lieux.

Clôture et reconnaissance

La colonie pénitentiaire agricole de Tefía a été supprimée par ordre de justice le 21 juillet 1966. Malgré sa fermeture officielle et les tentatives initiales de dissimuler ou de minimiser les abus, la mémoire de ce qui s’est passé a refait surface au fil des ans, donnant lieu à des initiatives de reconnaissance et de réparation sociale.

En juillet 2025, le secrétaire d’État à la mémoire démocratique a publié la résolution visant à lancer la procédure de déclaration de l’ancienne colonie en tant que lieu de mémoire démocratique, reconnaissant son importance historique et symbolique dans la lutte pour les droits et les libertés, ainsi que dans la répression subie par les personnes LGTBI pendant la dictature.

Ce camp de travail, décrit par certains témoignages comme un camp de concentration sans barreaux, a été un espace de discipline et de répression de la dissidence sexuelle et sociale sous le régime franquiste. L’attention récente des médias, y compris la représentation de ces événements dans des œuvres culturelles contemporaines, a contribué à rendre ce chapitre visible et à le contextualiser dans la mémoire collective des îles Canaries et de l’Espagne.

PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL ET TRADITIONS VIVANTES

Au-delà des éléments matériels, Tefía conserve un riche patrimoine immatériel. Les traditions orales, la connaissance du métier de berger, les techniques de fabrication du fromage, le savoir-faire en matière de construction de murs en pierres sèches et les recettes de la cuisine traditionnelle Majorero font partie de cet héritage.

JOURS DE VACANCES LOCALES

Tout au long de l’année, Tefía célèbre plusieurs fêtes qui reflètent son patrimoine culturel et sa vie communautaire. Les fêtes de San Agustín et de Santa Mónica, qui ont lieu respectivement en août et en mai, comprennent des processions, des événements religieux, de la musique et des danses traditionnelles.

OBSERVATOIRE ASTRONOMIQUE

Tefía abrite également l’Observatoire astronomique de Fuerteventura, l’un des meilleurs endroits de l’île pour observer les étoiles grâce à la faible pollution lumineuse. De là, vous pourrez observer des constellations comme Orion et des étoiles comme Sirius et Canopus, faisant de cette visite une expérience qui relie la terre et le cosmos.

MÉMORIAL AUX MORTS DU DRAPEAU DES PARACHUTISTES

Sur le Tablero de los Llanos de Muchichafe se dresse un monolithe commémorant l’accident survenu lors de manœuvres militaires en 1972, au cours duquel 13 parachutistes du drapeau « Roger de Flor » ont trouvé la mort. Ce monument introduit une dimension supplémentaire de la mémoire historique dans le territoire de Tefía.

CONTINUITÉ HISTORIQUE ET MÉMOIRE TERRITORIALE

La valorisation de ce patrimoine – matériel et immatériel, joyeux et douloureux – n’est pas seulement une question d’identité, mais aussi une opportunité de construire un avenir qui intègre l’héritage du passé aux besoins du présent.

Dans ses maisons blanchies à la chaux, dans ses rigoles, dans ses fontaines, dans son musée ethnographique, dans ses moulins, dans la mémoire des survivants de la colonie pénitentiaire et dans l’énergie de ceux qui s’engagent dans de nouvelles formes d’agriculture, Tefía continue d’écrire son histoire, cette longue histoire qui a commencé bien avant que les Européens ne posent le pied sur l’île et qui, transformée mais pas éteinte, est toujours vivante au cœur de l’arrière-pays majorais.

Show more Hide all

Contact

  • 35611 Tefía, Las Palmas, España

Maps

Parque Escultórico

300 300
5 Frutas 5 Frutas
Ala Ala
A la Mujer Isleña A la Mujer Isleña
Alcalá Alcalá
Árbol Árbol
Ver todas las esculturas

Similar places

Ermitage de San Agustín
Culture Le temple Tourisme rural

Ermitage de San Agustín

Observatoire astronomique de Tefía
Point de vue

Observatoire astronomique de Tefía

Ecomusée de La Alcogida
Culture Musée

Ecomusée de La Alcogida

Puerto del Rosario, le point de rencontre entre la tradition, la modernité et l’essence authentique de Fuerteventura.

Découvrez Puerto del Rosario

  • Qui sommes-nous ?
  • Mairie de Puerto del Rosario
  • Agents touristiques
  • Politique de confidentialité

Office du tourisme

Courriel : turismo@puertodelrosario.org

Numéro de téléphone : +34 638 435 975

Facebook-f Instagram
Log in Sign Up
Forgot your password? Reset password.

Sending login info,please wait...

Sending info,please wait...

Back to login

Sending register info,please wait...

Back to Registration
  • Achats
  • Culture
  • Gastronomie
  • Informations
  • Séjour
  • Soleil et plage
  • Voir et faire
  • Espagnol
  • Anglais
  • Allemand
  • Français